Didier JULIA et le Président Nicolas SARKOZY

Soumis par D.Julia le lun, 07/07/2008 - 11:47.

Didier Julia & le Président Nicolas Sarkozy à Melun, le 16 mai 2008 : d'un même pas pour réaliser toutes les réformes difficiles mais nécéssaires à l'avenir de la France et de la jeunesse française.

Réformes réalisées à ce jour,
examinées et votées par le Parlement depuis juillet 2007 :

Travailler plus pour gagner plus
- Défiscalisation des heures supplémentaires, payées 25 % de plus (4 heures de plus par mois = 13ème mois).
- Possibilité de racheter ses jours de RTT pour les transformer en salaire.
-Déblocage anticipé de la participation salariale pour profiter de son épargne ; dans les PME, possibilité de prime de 1 000 euros défiscalisée, défiscalisation du travail étudiant, etc.
-Revenu de solidarité active (RSA), pour encourager les plus modestes à reprendre une activité et lutter contre la pauvreté.

Faire baisser les prix à la consommation
- Renforcement de la concurrence dans la grande distribution, pour faire baisser les prix à la consommation.
- Renforcement des droits des consommateurs et de la concurrence entre les fournisseurs d’accès Internet et les opérateurs de téléphonie mobile, pour faire baisser les prix des télécommunications (loi Chatel).
- Doublement de l’aide à la cuve de mazout pour les Français les plus modestes, afin de compenser la hausse du prix de l’énergie.
- Suppression des droits de succession (sauf pour les plus riches).

Maîtriser le prix du logement
- Indexation des loyers sur les prix, pour limiter la hausse des loyers.
- Dépôt de garantie limité à 1 mois de loyer.
- Lancement de la maison à 15 euros par jour.
-Suppression programmée de la caution pour les locataires, en échange de la création d’un mécanisme de mutualisation des risques collectifs pour les propriétaires.

Aider ceux qui le veulent à devenir propriétaires
- Déduction des intérêts d’emprunt.
- Mise en vente de 40 000 logements sociaux à leurs occupants chaque année.

Un droit au logement opposable
- Depuis le 1er janvier 2008, un droit au logement opposable s’applique aux personnes sans abri. Il va progressivement être étendu en 2008.

Moderniser les services publics et reformer la Justice
- Un service minimum dans les transports terrestres est en vigueur depuis le 1er janvier 2008. Un service minimum à l’école a été expérimenté et sera généralisé dès la rentrée prochaine dans l'interêt des familles.
- La réforme de la carte judiciaire a été menée à bien, pour une justice mieux rendue et à un coût moindre.
-Durcissement des peines pour les récidivistes.

Donner aux jeunes les meilleures chances de réussite
- Réforme des programmes de l’Éducation nationale pour donner les savoirs élémentaires à tous les élèves du primaire : " apprendre à lire, écrire et compter".
- Suppression de la carte scolaire et des cours le samedi matin, à la rentrée 2008.
- Études dirigées le soir et stages de remise à niveau gratuits durant les vacances, pour lutter contre l’échec scolaire.
- Autonomie des universités, pour des étudiants mieux formés et des diplômes revalorisés.
- Plan banlieues, mettant l’accent notamment sur l’éducation et la formation professionnelle des jeunes.

Une France solidaire des personnes âgées
- Hausse du minimum vieillesse avec une prime de 200 euros dès ce printemps.
- Réforme des régimes spéciaux et début des négociations sur la réforme générale des retraites, pour sauver la retraite par répartition.
- Plan Alzheimer, financé grâce aux franchises médicales et doté de 1,6 milliard d’euros.

Les chômeurs mieux accompagnés vers l’emploi
-Unification du service public de l’emploi par la fusion de l’ANPE et de l’Unedic, pour mieux accompagner les chômeurs et les aider à retrouver un emploi plus rapidement.

Donner aux immigrés les chances d’une intégration réussie
- Contrat d’accueil et d’intégration pour les familles, par lequel les immigrés s’engagent à respecter et à transmettre nos valeurs.
- Le regroupement familial n’est désormais possible que si celui ou celle qui veut faire venir sa famille a les moyens de la faire vivre sans aides sociales.

Pour une France présente en Irak.

Soumis par D.Julia le mar, 13/05/2008 - 12:11.

C’est l’avenir de la politique française qui se joue aujourd’hui en Orient. Il n’y aura pas de paix au Liban, pas de reprise du dialogue avec la Syrie et l’Iran, pas de réduction du risque terroriste chez nous, tant qu’un terme n’aura pas été mis à la guerre en Irak. Le terme de guerre désigne l’action des forces étrangères, essentiellement américaines, contre des populations civiles. Car bombarder de nuit des quartiers populaires de Bagdad, sous le prétexte d’éliminer des terroristes cachés, revient à toucher nécessairement et prioritairement des populations civiles.

Notre silence, notre immobilisme actuels compromettent notre avenir. Car le développement démographique et économique de l’Irak est inéluctable et tôt ou tard les populations pourront bénéficier des retombées financières de leur propre pétrole, assurer leur propre développement culturel. Quand on voit à quel point les films et ouvrages qui retracent le calvaire de la résistance française nourrissent aujourd’hui notre culture, comment ne pas penser que dans le siècle qui vient les massacres des populations irakiennes, où l’on compte plus d’un million de veuves et donc plus d’un million de morts, nourriront la culture de l’Orient contre l’Occident.

S’il on pense seulement à l’image que la France portera dans l’avenir, il est capital que des gestes significatifs soient faits pour demander l’arrêt de la guerre, sans attendre l’élection d’un nouveau Président en Amérique ; pour aider les populations, pour accueillir en France au moins autant de cadres et ressortissants irakiens que les pays d’Europe du nord. Ne rien faire aujourd’hui, c’est insulter l’avenir, et empêcher qu’au-delà des épreuves la France et l’Orient puissent se retrouver dans climat d’apaisement et de réelle confiance ; c’est empêcher que demain la voix de la France puisse être entendue et peser d’un poids quelconque en Irak, au Liban, en Syrie ou en Iran .

»

D. JULIA à Bernard KOUCHNER, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes

Soumis par D.Julia le mer, 30/04/2008 - 09:00.


Pour une meilleure présence au Proche-Orient

L'Europe, et la France en particulier, sont en train de perdre tout pouvoir d'influence au Proche-Orient : les relations avec la Syrie sont suspendues, les nombreux voyages de ministres français au Liban n'ont pas obtenu de résultats visibles. C'est par la médiation de la Turquie qu'Israël et la Syrie commencent à se parler, attendant simplement l'élection du nouveau président américain pour faire acter un scénario de paix avec la restitution du Golan, la sécurisation de la frontière Nord d'Israël, l'échange d'ambassadeurs...
On ne voit pas que notre pays puisse peser dans la médiation internationale attendue pour sortir le Hezbollah de son dialogue unilatéral avec l'Iran ni pour parler avec le Hamas dont on oublie qu'il a remporté les élections de 2006 et représente au moins 50 % du peuple palestinien.

C'est que la France et l'Europe sont absentes moralement en Orient.
Les peuples y ont vécu et vivent encore trop de souffrances pour qu'une approche intellectuelle permette de toucher des réalités : c'est avec le coeur et une autre pratique de la diplomatie que notre pays pourra faire sentir sa présence auprès des peuples et des gens.

Il y a eu depuis le début de l'année 2008 plus d'un millier de morts parmi les palestiniens, dont une majorité de femmes et d'enfants. Il y a eu aussi une dizaine de morts israéliens dont un jeune étudiant dans une école de Jérusalem. Si l'on élargit le regard, on voit que les quartiers populaires de Bagdad sont bombardés la nuit par l'aviation américaine parfois à haute altitude, avec son cortège de destructions aveugles et de morts anonymes dans la population civile bouleversée. Mais en Occident personne ne s'émeut.

Les visites des personnalités européennes, françaises en particulier, au Liban sont d'ordre mondain et ne touchent qu'une élite commerciale libanaise pro-occidentale, dont les affaires prospèrent dans l'ombre et pour lesquelles le conflit politique et militaire, qui représente à l'étranger la façade publique du Liban, n'est qu'un arrière-fond secondaire de leur vie. Jamais les prix de l'immobilier ne sont montés aussi haut à Beyrouth, jamais les banques n'y ont reçu autant de liquidités. Il faut donc regarder autour et au delà, voir le Liban tel qu'il est, et cesser d'internationaliser des problèmes intérieurs, voire des intérêts privés.

J'ai déjà écrit que le fondamentalisme se nourrit de la misère . Si l'on ajoute que le terrorisme est l'arme des pauvres, des victimes, des marginalisés qui n'ont aucun autre moyen d'expression ni de pression, le propos en Occident pourra susciter l'indignation, voire relever des tribunaux . Ce dont je suis sûr , c'est qu'un univers de souffrances et d'injustices doit maintenant s'arrêter à Gaza, que la guerre menée par les américains doit aussi s'arrêter en Irak, que les misères faites aux populations civiles, sous couvert de lutte contre le terrorisme ,confinent maintenant à l'horreur et n'ont en outre aucune efficacité, ni militaire, ni politique. Puisse la France anticiper le résultat de l'élection américaine, accepter dès maintenant de parler à toutes les parties et appeler sans attendre au retrait des armées étrangères en Irak.

»

Nicolas SARKOZY dans la ligne du Général De GAULLE

Soumis par D.Julia le mar, 29/04/2008 - 08:00.
Nicolas SARKOZY dans la ligne du Général De GAULLE
Deux époques pour un même projet :
Assurer le redressement de la France

Dans ses Mémoires d'Espoir, le Général De GAULLE rappelait une constante de notre histoire politique; « ce qui est salutaire à la Nation ne va pas sans blâmes dans l'opinion ni sans pertes dans l'élection ». En 2007 comme en 1958, il y eût une mobilisation exceptionnelle du peuple français pour réaliser ce qui est salutaire : redresser les finances du pays et assurer son avenir, c'est à dire un avenir pour la jeunesse. Il s'agissait aussi de mettre un terme aux faux-semblants, aux mensonges et aux palinodies politiciennes dont les discours opportunistes et purement verbaux n'étaient destinés, depuis 20 ans, qu'à couvrir une absence totale d'action réelle.

Les changements d'époques ont entrainé des méthodes d'action différentes. De GAULLE est arrivé au pouvoir sous la pression du peuple mais au terme, selon sa propre expression, d'« un processus » parlementaire, Nicolas SARKOZY par l'élection au suffrage universel direct du peuple tout entier. Pour limiter dans le temps les blâmes et les pertes, le Général De GAULLE a agi par voie d'ordonnances; la nouvelle constitution était promulguée en quelques semaines. Nicolas SARKOZY réforme par la voie parlementaire, ce qui est plus lent mais témoigne d'une formidable confiance dans l'évolution et la maturité de notre République parlementaire et dans les mécanismes réguliers qui président à l'élaboration des lois.

Les responsables politiques de tous les partis sont tirés vers le haut et appelés, c'est le sens de l'ouverture, à dépasser leurs querelles partisanes ou même intestines pour participer à la modernisation nécessaire du pays. Il ne s'agit pas seulement d'être moderne ou ancien mais d'éviter la disparition du pays, c'est à dire sa dissolution dans la mondialisation, où toutes nos activités en France seraient régies par des mécanismes européens ou internationaux, laissant aux politiciens pour seule occupation celle de pérorer et de commenter une actualité nationale sur laquelle ils auraient renoncé à avoir la moindre prise.

Mettre un terme au déficit du budget de la Nation, réformer l'État en supprimant tout ce qui ne sert à rien et coûte cher, c'est tout simplement reprendre en main notre destin national. Quant à la Réforme des institutions, elle consiste à demander aux élus nationaux de participer à l'action. Elle doit modifier le sens de leur engagement politique qui ne va plus consister à adapter simplement les discours à la situation pour s'approprier ce qui est favorable et trouver des raisons extérieures pour ce qui ne va pas. Chacun, dans l'opposition comme dans la majorité, pourra participer directement à l'action gouvernementale au lieu d'en être spectateur; et avec la généralisation de l'informatique, exercer un vrai contrôle sur les technostructures dans l'évaluation de la situation.

Il y a toujours matière à blâmer tant que les travaux ne sont pas terminés et que le chantier occupe tout l'espace. Il est aussi prévisible qu'une fois les réformes réalisées, chacun déclarera qu'il fallait les faire à l'évidence et ceux qui y étaient les plus opposés déclareront qu'il n'y a plus lieu d'en parler. Mais la France aura alors tellement changé que l'histoire et la politique les auront oubliés.

Mais les moments sont rares dans l'histoire politique d'un pays où les élus sont tous appelés, au delà des partis, à une entreprise de sauvetage du pays, où un Président s'attaque de front aux vrais maux qui nous asphyxient et nous paralysent. Il nous faut donc nous rassembler autour du projet pour la France porté par Nicolas SARKOZY, redonner vie à ce que G. CLÉMENCEAU appelait encore l'esprit de la Convention nationale, qui fut aussi l'esprit du Gaullisme en1958, comme il permit au pays de rebondir le 30 mai 1968. Il donne aux parlementaires l'occasion de vivre une époque exaltante, comme il permettra demain aux jeunes générations de réussir en France et à la France de réussir dans le monde.

»

PROJET de loi relatif aux OGM

Soumis par D.Julia le jeu, 10/04/2008 - 13:49.

Pour répondre aux nombreuses interpellations qui m'ont été adressées concernant l'examen du projet de loi relatif aux OGM, je tiens à exposer clairement mon vote en faveur du texte présenté par Jean-Louis BORLOO et amendé par les parlementaires.
Ce texte a fait l'objet de discussions longues et approfondies, et a été voté au parlement ce mercredi 9 avril 2008.
Tous les députés ont pu y participer librement et exprimer toutes leurs pensées aussi bien sur le plan de la technique que sur celui de l'éthique.
Je vous rappelle d'abord qu'il s'agit de la transposition d'une Directive Européenne qui aurait dû être discutée, réalisée et votée depuis 7 ans.
Ce projet de loi met fin à dix années de non-dits et de laisser-faire. Tous les Gouvernements et toutes les majorités avaient préféré reculer.



Le cadre du débat:
Il s'inscrit très précisément dans les principes qui ont fait l'objet d'un consensus lors du Grenelle de l'Environnement, à savoir :

    • Les connaissances et la recherche publique sur les incidences des manipulations génétiques doivent être renforcées.
    • Une haute autorité unique donnant des avis au gouvernement sur chaque OGM doit être mise en place.
    • Une loi sur les OGM devra créer une haute autorité et déclinera en particulier les principes du libre choix de produire et de consommer avec ou sans OGM.
    • Elle affirme la non-brevetabilité du vivant , la transparence et la participation citoyenne.


  • L'enjeu du débat :
    Il s'agit d'un enjeu de santé publique dans le sens le plus large, où se jouent à la fois la santé de nos concitoyens et l'avenir de la recherche médicale française concernant les biotechnologies.
    Cet enjeu nous appelle à dépasser largement les polémiques simplistes :
    Ce texte n'est ni pro, ni anti OGM : il a uniquement pour but de combler un vide juridique et surtout, à travers un débat démocratique et sans a priori, de fixer des règles claires et équilibrées.
    C'est un débat sur la gouvernance des OGM qui n'a rien à voir avec la polémique stérile entre « les pour » et « les antis ».

    Voter contre ce texte aurait consisté à choisir sciemment de rester dans l'opacité la plus totale, à refuser toute forme de contrôle politique. Or la France ne pas se payer le luxe de remettre une nouvelle fois à plus tard la question de l'encadrement des OGM.
    On ne peut plus dans notre pays continuer à laisser les citoyens consommer des OGM sans le savoir, contennus en général dans les produits d'origine étrangère ; ni laisser se développer la guerre civil dans nos campagnes avec des gens qui s'instituent « faucheurs d'OGM » sans aucun droit ni titre, ni aucune qualification, pour détruire le bien d'autrui. Maintenant la loi est là pour dire ce qui est licite et illicite.
    Le Grenelle de l'environnement est l'occasion historique de dégager pour la toute première fois un consensus sur le sujet et de définir les règles requises pour vivre dans un état de droit.



    La France se dote d'une dispositif parmi les plus protecteurs au monde :

    Le texte garantit « la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM, sans que cela nuise à l'intégrité de l'environnement et à la spécificité des cultures traditionnelles et de qualité dans le respect des principes de précaution, de prévention, d'information, de participation et de responsabilité. »

    Les parcs nationaux et les parcs naturels régionaux pourront exclure les OGMavec l'accord de l'ensemble des exploitants agricoles et une fois que cela aura été inscrit dans la charte du parc. Sur ce point, le texte va aussi loin que le permettent les règles communautaires. La France suit ainsi l'exemple du Portugal qui a introduit une disposition comparable.

    L'institut national de l'origine et de qualité et les organismes de défense pourront demander aux pouvoirs publics un renforcement des mesures de coexistence pour mieux protéger encore les AOC.

    Enfin le texte met en place un nouveau régime de responsabilité : en s'appuyant sur des critères clairs et objectifs, il permettra une couverture de tout risque de conflit d'intérêt entre les filières. Il s'agit d'une avancée majeure surtout si l'on compare avec la situation de flou juridique qui prévaut depuis 10 ans.



    Ce texte renforce et améliore considérablement nos capacités d'expertise :

    Le texte crée un Haut Conseil des biotechnologies qui rassemble des compétences jusqu'alors dispersées (commission du génie biomoléculaire, commission du génie génétique...)
    L'objectif est de renforcer considérablement nos capacités d'expertise pour que le pouvoir politique dispose d'avis plus pertinents et que la France puisse mieux faire entendre sa voix au niveau européen.

    Le Haut Conseil disposera en même temps d'un comité scientifique aux compétences très diversifiées et d'un comité économique, éthique et social qui associera toutes les parties prenantes. Ces avis seront systématiquement rendus publics et ils feront état des positions divergentes afin que les décisions soient prises dans un climat de transparence et de confiance.

    Le Haut Conseil des biotechnologies pourra être saisi par n'importe quel citoyen par l'intermédiaire d'un député ou d'un sénateur ou bien par des associations de protections des consommateurs ou de l'environnement, et non pas seulement par les pouvoirs publics.

    Le Haut Conseil sera soumis à des règles de déontologie qui garantiront l'indépendance de ses membres et l'impartialité de ses avis.



    Le texte améliore à la fois la transparence et la protection juridique des agriculteurs :

    A l'heure actuelle, l'information sur les cultures OGM n'est disponible qu'à l'échelle des cantons. On se trouve ainsi dans une situation totalement paradoxale : un maire ne peut même pas savoir si des OGM sont utilisés sur le territoire de sa commune!

    Le projet de loi corrige cette situation et garantit une information à la parcelle près. Les préfectures seront directement chargées de diffuser cette information, par tous les moyens appropriés, y compris la mise en ligne sur Internet.

    En contrepartie, le projet de loi renforce la protection de tous les agriculteurs : ceux qui cultivent des OGM avec la création d'un délit de fauchage, et ceux qui préfèrent travailler sans OGM avec, enfin, la définition des règles de coexistence entre les cultures.



    Le texte donne à la France les moyens de se porter au 1er rang de la recherche sur les biotechnologies :

    Le projet de loi comporte un chapitre entièrement consacré à la recherche et au développement qui confirme l'engagement du Gouvernement envers les biotechnologies et en particulier la génomique végétale. Le Premier Ministre a déjà annoncé que les crédits consacrés à ce secteur seraient multipliés par trois ces prochaines années.

    Par ailleurs, le texte encadre et organise de manière très rigoureuse les essais d'organismes génétiquement modifiés, qu'il se déroulent en milieu confiné ou en plein champ.Il crée, enfin, les conditions propices à une recherche au meilleur niveau sur les OGM en France, en toute sécurité.
    Il répond aux prescriptions retenues lors du Grenelle de l'Environnement.

    Je tiens à vous apporter une dernière précision : vous trouverez naturellement sur le net le texte de loi voté en première lecture à l'Assemblée Nationale. Le Gouvernement s'est engagé à laisser les Sénateurs discuter du texte en toute liberté.
    Cela signifie qu'il n'y aura pas de recours à une « Commission Mixte Paritaire » où députés et sénateurs pourraient se mettre d'accord hors du cadre de la discussion publique. Il y a aura donc une deuxième lecture à l'Assemblée Nationale .
    Ce texte de loi répond, je le repète, à l'obligation de transposer une directive européenne qui « empêche toute interdiction globale de cultures d'OGM sur l'ensemble d'un territoire national ». Il consitue un vrai progrès sur la transparence, la responsabilité , le libre choix et l'évaluation scientifique.
    Cette loi sera prochainement completée par un projet de loi sur le « Grenelle de l'Environnement ».

    Je reste à votre écoute pour toute proposition qui pourrait améliorer la loi.

    »

    les conditions de la paix- l'Irak

    Soumis par D.Julia le sam, 08/09/2007 - 15:02.

    Je pensais sincèrement que le voyage de Bernard Kouchner en Irak aurait permis à la France de faire passer un message de sympathie au peuple irakien dont les souffrances servent d'ailleurs de couveuse et de pépinière à ce que l'on appelle en Occident le terrorisme international. Il faut dire que tant que l'occupation américaine perdurera, avec des bombardements nocturnes de Baghdad comme ce mardi 4 septembre dernier, qui déciment sans discernement des familles entières, il sera vain de croire à la paix et à la fin du terrorisme chez nous. Il n'a jamais existé de gouvernement d'union nationale, de gouvernement légitime dans un pays sous occupation étrangère. Et aucune des exactions de Saddam Hussein ne justifient la dislocation de la société irakienne, avec plus de 4 millions de personnes déplacées ou expatriées, plus de 200.000 veuves et des villes entières rasées pour raisons de sécurité.
    Il est vrai que le seul levier que possède la France pour agir sur la puissance américaine est celui de l'amitié, levier d'autant plus puissant qu'elle est certainement sincère de la part de notre président Nicolas Sarkozy. Ceux qui déclarent ne pas approuver cette approche ont ils vraiment la volonté et le pouvoir d'évacuer les américains par la force?
    Le seul moyen d'intéresser le peuple irakien et de le rassembler est de le mobiliser autour des projets de reconstruction du pays; à condition que cette reconstruction soit décentralisée au niveau de chacune des régions et conduite sous audit international pour éviter la corruption et susciter la mobilisation de la population.
    Et si l'on veut aussi faire un travail de fond en faveur de la sécurité chez nous, il faut bien prendre conscience que les épreuves du peuple irakien suscitent un mouvement de sympathie dans beaucoup de pays, en particulier dans le monde musulman dont l'islamisme se développe à la mesure de son sentiment de frustration.Ce ne sont pas seulement les opposants au régime saoudien qui viennent s'y entraîner mais des jeunes du monde entier, des Afghans, des Pakistanais, des Algériens, des Marocains, des Libanais, des Indonésiens viennent y acquérir une formation militaire ou simplement la technique des explosifs; l'Iran prête son concours à la communauté chiite. Les opposants du monde entier vont venir en Irak chercher une formation efficace mais qui n'est pas de nature à faire progresser la démocratie .
    Il est important que ce soit l'Europe, plus que l'ONU, et pour des raisons politiques les sociétés européennes qui participent directement à la reconstruction du pays; avec les pays arabes qui disposent de moyens financiers. Ce serait la singularité de l'Europe de pouvoir affirmer, et la France est probablement le pays le mieux placé pour conduire le mouvement, une vraie solidarité de fait avec le peuple irakien et revaloriser le visage de l'Occident. Accessoirement, la France et l'Europe joueraient aussi un rôle efficace pour aider les Etats-Unis à s'en sortir par le haut.

    »

    Dans la lutte contre le terrorisme internationnal, la France peut jouer un rôle en Irak.

    Soumis par D.Julia le jeu, 26/07/2007 - 00:23.

    La recherche d'une solution aux désordres de la société irakienne ne fait plus la une des journaux. Les pays d'occident essaient d'oublier l'immense gâchis, l'horreur que fut et que repésente toujours l'occupation du pays, avec plus de 4 millions de personnes déplacées ou expatriées, plus de 200.000
    veuves, la destruction de la plupart des infrastructures, des villes entières, dont les beaux et vieux quartiers de Bagdad, ravagés, disloqués, rasés.
    Mais les problèmes de l'Irak restent toujours présents de façon souterraine en Occident, ils sont latents, mais bien là, parce que c'est la dislocation de ce grand pays, les souffrances de centaines de milliers d'hommes et de femmes qui, avec à un moindre titre le drame palestinien, servent de couveuse et de pépinière à ce que l'on appelle en Occident le terrorisme international.
    Il y a donc le plus grand interêt à chercher une voie pour une solution, à laquelle la France d'ailleurs pourrait participer à une place éminente; parce que la France est la seule puissance occidentale à ne pas avoir envoyé de troupes pour participer à l'occupation et aux destructions dans le pays.
    Il est facile de dessiner le cadre général d'un retour à la paix en Irak : il suffit d'observer que la guerre civile a commencé dans le pays le jour où le premier soldat américain a posé le pied sur son sol. Ceux qui ont pratiqué le pays ont connu les mariages mixtes (chiites-sunnites) au sein d'une même famille, ils ont vu les chiites et les sunnites combattre côte à côte dans la guerre contre l'Iran « pour la défense de l'Irak ». La direction où il faut chercher la solution apparaît avec évidence.
    Mais ce serait une grave erreur de croire que le départ des Américains peut se faire n'importe comment. Si un matin on s'apercevait que les Américains étaient partis dans la nuit, qu'il ne reste plus que quelques papiers qui volent dans l'Ambassade de Etats-Unis à Bagdad désertée de ses occupants, ce serait assurément le chaos.
    Il faut donc organiser ce transfert mais changer l'esprit et les méthodes qui prévalent actuellement et qui bloquent la situation. Car le problème de fond est de savoir si l'on veut que l'Irak soit un pays libre, qui puisse gérer en toute indépendance les ressouces de son sol et de son sous-sol ou non. Les deux options sont à examiner.

    »

    Faut-il empêcher la renaissance d'une Nation?

    Soumis par D.Julia le jeu, 26/07/2007 - 00:23.

    Si les pays d'Occident ont soutenu si longtemps le régime de Saddam Hussien, c'était dans l'idée qu'un Irak fort pourrait contenir l'Iran et l'expansionnisme chiite, pour éviter qu'un lien direct puisse se nouer avec les extrémistes libanais ou palestiniens. C'était en somme une contribution à la paix et à la sécurité d'Israël. Ce soutien est allé très loin, jusqu'à doter le régime de Saddam de gaz de combats pour arrêter les troupes iraniennes, au terme d'un accord en huit articles signé avec le Ministre américain de la défense Donald Rumsfeld en date du 26 août 1987.
    Jusqu'au jour où les Israëliens ont pris peur devant un Irak fort, organisé militairement, avec de possibles visées interventionnistes vers l'Ouest. Au même moment, les Américains prenaient conscience que les richesses pétrolières de l'Irak pouvaient les affranchir des incertitudes du régime saoudien et du tarissement de ses ressouces pétrolières. Saddam fut discrètement incité à envahir le Koweit avec les suites que l'on connait : l'intervetion américaine de 1991, les bombardements du pays à partir de 1998 et la fable inventée de toutes pièces des armes de destruction massive pour réduire l'Irak en poussière.
    Et pourtant, l'Irak était le plus grand pays laïque du monde arabe, possèdant la société civile la plus riche, la plus diversifiée, la plus cultivée, la plus créatrice d'Orient, avec ses ingénieurs qualifiés, ses grands médecins, ses grands architechtes. Le musée de Bagdad était le symbole de cette vie culturelle appuyée sur l'histoire prodigieuse de la Mésopotamie.
    Comment pourrait-on, à notre époque où l'on parle de mondialisation, du respect universel des valeurs de l'humanité et où l'on exhume les civilisations les plus oubliées, concevoir le projet d'arrêter l'histoire d'un peuple dont la culture a été rayonnante et dont les racines sont multimillénaires? Pour deux raisons principales qui restent d'actualité, qui sont celles qui ont déterminé l'invasion du pays.
    Les moyens existent et la technique est au point.

    »

    Le Monde a besoin de l'ordre en Irak

    Soumis par D.Julia le jeu, 26/07/2007 - 00:20.

    Lorsque les Israëliens ont occupé le Sud Liban en représailles de l'enlèvement d'un de leurs soldats par le Hezbollah, ils ont tracé de larges saignées dans les villes pour délimiter nettement les quartiers chiites, les quartiers sunnites et les enclaves chrétiennes en éliminant les secteurs intermédiaires de populations mélangées. Le but était de ne laisser face à face que les noyaux durs de chacune des factions, de créer les conditions d'un affrontement intercommunautaire, bref d'organiser la guerre civile et d'affaiblir le Liban. Car un pays qui n'est plus composé que de communautés n'est plus une nation.
    Cette technique a été mise en oeuvre à Bagdad, à Falloujah, à Ramallah. On déplace même les populations pour homogénéiser la société qui dès lors n'est plus une société irakienne, mais chiite ou sunnite, et accessoirement les chrétiens n'y ont plus leur place.
    Les Etats-Unis ont d'abord pensé que cette méthode permettrait d'obtenir la paix dans les quartiers et ils s'apreçoivent maintenant qu'elle est plutôt une source d'affrontements au niveau du pays. Cette constatation est apparue avec évidence quand ils ont imaéginé de conditionner le retrait de leurs troupes au vote par le Parlement irakien d'une loi instituant les clés de répartition des richesses pétrolières et minières. Comme par hasard, les députés irakiens trouvent tous les prétextes - les vacances, la chaleur, des problèmes de proximité à régler d'urgence – pour ne pas voter cette loi. D'abord la majorité d'entre eux ne veut pas entériner la désorganisation du pays avec des secteurs chiites et sunnites nettement différenciés et dont les frontières seraient inscrites dans le marbre, et surtout ils récusent une loi qui fait la part la plus belle aux sociétés pétrolières américaines.
    Fonder le retrait des troupes américaines sur le renoncement par les Irakiens eux-mêmes aux bénéfices des ressources de leur sous-sol reviendrait à valider leur anéantissement comme nation; et c'est ce que les Irakiens, même en état d'occupation, ne veulent absolument pas cautionner.
    Il faudra bien que la communauté internationale en prenne acte lorsqu'elle voudra intervenir sur le terrain sur la base d'idées claires. La France en particulier, qui vient de déclarer par la voix de son Premier Ministre ce mercredi 3 juin à l'Assemblée Nationale qu'elle défendrait « l'idée d'une mondialisation économique équitable », qu'elle voulait « agir pour la paix » et à ce titre qu'elle condamnait « la partition de la Palestine », s'apercevra qu'il ne peut pas y avoir de paix au Proche Orient compatible avec des troubles en Irak; car le désordre comme l'ordre sont contagieux, et les troubles en Irak ne peuvent avoir que des conséquences négatives permanentes à l'est en Iran et en Afghanistan et à l'ouest au Proche Orient.
    Il reste à essayer de définir simplement les voies de la paix en Irak.

    »

    Contre le terrorisme, il existe une alternative à la solution militaire.

    Soumis par D.Julia le jeu, 26/07/2007 - 00:19.

    Les initiatives diplomatiques ont été jusqu'à présent paralysées par l'engagement militaire américain, fondé sur le principe que seul le manque de troupes sur le terrain ou leur défaut de proximité à l'égard des populations pouvait expliquer la persistance des désordres. Or il et apparu de plus en plus clairement avec le temps que l'Irak ne sera jamais pacifié par les armes d'une puissance étrangère. L'horizon se dégage pour suivre une autre voie.
    Cette voie est difficile car l'armée irakienne, dissoute aux premières heures de l'occupation américaine, a du mal à prendre corps. La plupart des agressions ou des actions armées sont présentées et apparaissent comme des « conflits intercommunautaires », et les forces dites officielles ont plutôt tendance à participer aux combats dans un sens ou dans un autre qu'à séparer ou appréhender les fauteurs de troubles. Le terme de terrorisme désigne un phénomène global et nul ne sait par quel bout le prendre.
    La multiplicité et la gravité des attentats brouillent toute lisibilité des réalités sociales irakiennes. Les bombardements aériens ont rasé des villes entières, dont Falloujah, qui correspond à une centaine d'Oradour-sur-Glane, restera toujours un symbole. Les souffrances endurées depuis maintenant quinze ans ont entraîné un cycle de représailles et l'habitude tend à se généraliser de dialoger par explosifs interposés. Ils viennent même ponctuer les entretiens politiques, voire diplomatiques : Comment un homme pouvait-il se faire exploser dans le hall de l'Hôtel Mansour en ce mois de juin 2007, en pleine conférence des chefs de tribus, alors que le bâtiment, situé au coeur de la zone protégée, était lui-même hypersurveillé à la fois par les forces irakiennes et américaines. La conférence trainait en longueur et chacune des parties pouvait délivrer des autorisations d'entrée...
    Les irakiens considèrent volontiers que la plupart des attentats sont imputables aux étrangers, manifestant une aspiration à se retrouver entre eux pour s'entendre « lorsque tous les étrangers auront quitté le pays ». Quand ils attaquent les convois, c'est avec le sentiment que ces véhicules modernes qui passent sur leurs routes sont en train de leur voler toutes les richesses d'un pays qui s'enfonce dans la pauvreté et où disparaissent tous les services publics. L'attentat meurtrier de Kirkouk ce 16 juillet dernier est un moment de la guerre du pétrole.
    Enfin les épreuves du peuple irakien suscitent un mouvement de sympathie dans beaucoup de pays, en particulier dans le monde musulman dont l'islamisme se développe à la mesure de son sentiment de frustration. Ce ne sont pas seulement les opposants au régime saoudien qui viennent s'y entraîner mais des jeunes du monde entier, des Afghans, des Pakistanais, des Algériens, des Marocains, des Libanais, des Indonésiens viennent y acquérir une formation militaire ou simplement la technique des explosifs; l'Iran prête son concours à la communauté chiite. En face de ce mouvement, il est tout à fait vain de vouloir traiter les désordres et le terrorisme en Irak sous le seul angle d'une reprise en main de l'ordre public.

    Il faut à l'évidence un changement d'approche de la communauté internationale, notamment des pays occidentaux qui se sont beaucoup trop souciés de trouver une solution qui leur convienne économiquement, ou politiquement en voulant transplanter un modèle démocratique inspiré de leur histoire nationale. Le vrai retour de la politique sera de considérer que la paix en Irak rapportera à terme beaucoup plus de dividendes que toute campagne miliaire ou l'obtention immédiate de contrats pétroliers ou gaziers; que cette paix nous intéresse parce qu'elle aura des conséquences pour la sécurité des peuples, y compris du nôtre, et pour le développement économique, y compris chez nous. Il faut faire émerger un pouvoir fort en Irak, moralement ou spirituellement d'abord, et physiquement ensuite.
    Pour y parvenir, la grande bataille que les Etats-Unis et la Communauté internationale doivent gagner, c'est celle de la reconstruction et du transfert des pouvoirs. Et l'Europe doit être au premier plan pour aider les Etats-Unis à s'en sortir par le haut.

    »

    La France doit prendre avec l'Europe l'initiative d'un audit international sur la reconstruction de l'Irak.

    Soumis par D.Julia le jeu, 26/07/2007 - 00:16.

    En matière de reconstruction, la distance est considérable entre les annonces et la réalité. L'Agence américaine Usaid voit dans la reconstruction du pays des projets qui améliorent la vie des citoyens et suscitent leur reconnaissance. « L'année dernière, Falloujah ressemblait à une zone de démolition, aujourd'hui je vois des améliorations. C'est un grand jour pour ma ville. Les forces de la coalition font de grandes choses. » Ces propos, téléchargeables sur le net, s'inscrivent dans la politique de communication du Ministère de la défense américain et des organismes associés qui éditent des rapports sur les progrès accomplis : 10,5 milliards de $ auraient été dépensés pour plus de 100 projets, dont 80 % seraient achevés. Le département d'Etat a annoncé que soixante quatre projets de construction d'égouts étaient réalisés et cent quatre vingt cinq en cours. Mais le Congrès américain qui audite les programmes gouvernementaux a constaté que ses enquêteurs n'avaient pas pu obtenir la moindre liste de projets achevés.
    La construction de cent cinquante centres médicaux qui manquaient cruellement a été programmée, mais au bout de deux années, six seulement avaient reçu l'aval du Gouvernement américain. Quand les experts chargés de l'audit ont voulu contrôler ces installations, ils ont constaté que près de la moitié étaient endommagées ou présentaient des problèmes. Et ces mêmes équipes ont été étonnées de constater que les matériels étaient stockés dans un entrepôt sans que personne ait trouvé le moyen de les faire parvenir aux utilisateurs.
    Quant à la construction d'un Institut de formation des policiers à Bagdad, contrat portant sur 72 millions de $, les vérificateurs ont conclu : « le programme gouvernemental destiné à garantir la prestation de l'entrepreneur est impossible à mettre en oeuvre ».
    L'échec de cette reconstruction est l'une des causes, sous estimée, de la perte de confiance à l'égard des américains. Car lorsque le régime de Saddam Hussein a été destitué au printemps 2003, de nombreux irakiens se sont montrés reconnaissants, espérant que l'occupation serait de courte durée et que Washington allait leur permettre de reprendre rapidement les affaires. Mais le pire scénario a prévalu : l'occupation s'est prolongée et la reconstruction du pays a échoué.

    Dès l'été 2003, avec l'arrivée des grandes chaleurs, les autorités d'occupation ont accordé de fructueux contrats à des sociétés américaines, mais rien ne s'est produit sur le terrain : l'électricité a continué de manquer (avec l'impossibilité de retraiter les eaux usées, de faire tourner les usines, climatiseurs et réfrigérateurs inutilisables, l'absence de médicaments). Faute de traitement adéquat des eaux, des épidémies et des maladies se sont étendues.
    La déception fut d'autant plus grande que les irakiens croyaient à la toute puissance des Etats-Unis. Ils comparaient les efforts américains à ceux de Saddam Hussein après que les bombardements massifs de 1991 eurent détruit toutes les infrastructures du pays (ponts, routes, centrales électriques, télécommunications). Bricolant des installations quasiment rasées, dévalisant une usine pour en faire fonctionner une autre, tous les ingénieurs du pays, y compris des physiciens, ont été envoyés pour reconstruire des ponts et des routes. En trois mois le réseau téléphonique était rétabli, alors qu'il y avait un embargo total sur l'Irak.
    Pourtant l'argent ne manque pas. Les exportations de pétrole ont continué, principalement avec les Etats-unis. Les fonds récoltés devaient être contrôlés par les autorités d'occupation. De lucratifs contrats ont été signés avec des entrepreneurs américains. Mais la mauvaise gestion de cet argent a été soulignée par les cabinets spécialisés Ernst & Young et Klynveld. Le cabinet Peat et Markwick a même fait état de malversations.
    Certains organismes américains ont cherché à justifier la lenteur de la reconstruction du pays par la médiocre situation laissée par le régime de Saddam Hussein. En réalité, si l'Irak était en piètre état, il le devait moins aux négligences du régime qu 'aux bombardements des américains qui avaient détruit la totalité des infrastructures nationales lors de la guerre de 1991. Ensuite Washington fit systématiquement usage de son véto au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour empêcher toute livraison d'équipements indispensables au rétablissement de son industrie, de son agriculture, de sa production énergétique, qu'exige toute société industrielle.
    Le but était de délégitimer Saddam Hussein aux yeux des irakiens dont les privations étaient censées provoquer un tel désespoir que son peuple se retournerait et renverserait le régime. Et aujourd'hui c'est le peuple irakien qui est retourné contre l'occupant. Les désordres et la guérilla urbaine généralisés font que l'Irak est devenu une source de rancoeurs et de frustrations pour un milliard de musulmans et un foyer de développement de la violence pour les opposants du monde entier.
    Il est temps que la France utilise avec ses partenaires européens tous les ressorts de sa diplomatie auprès des Etats-Unis pour amener l'exécutif américain à accepter qu'à l'avenir la reconstruction de l'Irak soit conduite sous un contrôle inte scénario es trnational rigoureux, que toutes les entreprises volontaires soient également accueillies et que tout engagement de travaux fasse l'objet d'un audit public par une instance indépendante. Il ne s'agit pas de faire le procès du passé mais d'ouvrir pour l'avenir une voie de la paix; elle passe par une reconstruction largement déconcentrée, condition d'un redressement rapide et équilibré du pays.

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    Le transfert des pouvoirs.

    Soumis par D.Julia le jeu, 26/07/2007 - 00:15.

    Le transfert des pouvoirs consiste concrètement à associer les Irakiens à la reconstruction. C'est un peuple industrieux, doté d'ingénieurs compétents, d'excellents techniciens, qui a besoin, pour bien fonctionner, d'une autorité forte et d'une organisation hiérarchique claire. Cette autorité ne peut être légitimée sur le terrain que par la qualité et l'intérêt des projets qui sont mis en oeuvre, la précision et l'objectivité des audits sur le suivi des travaux et leur conduite à bonne fin, et finalement l'utilisation des fonds. Les entrreprises françaises qui ont continué à travailler avec l'Irak, notamment dans les domaines de la santé et du génie civil, qu'il s'agisse du traitement de l'eau ou des équipements hospitaliers, connaissent bien les procédures qui marchent.
    Les négociations ont commencé pour associer les Irakiens à la gestion des ressources du pétrole, c'est à dire en fait à l'administration de l'Etat. Les Kurdes gèrent directement un certain nombre de puits avec leur propres banques. Mais les clés de répartition entre les différentes « familles »du reste du pays, qui représentent les différentes régions, comportent trois défauts : elles creusent le fossé entre chiites et sunnites au lieu d'être adaptées aux réalités sociales du territoire, elles ne comportent pas de programme de développement adapté, enfin la masse globale à répartir est loin de correspondre aux ressources réelles tirées du sol.
    En ce qui concerne la politique, il ne saurait en aucun cas s'agir d'un transfert. Aucune force d'occupation ne saurait avoir de légitimité politique à transférer. Une cérémonie de transfert relève de la fiction. Toute équipe dirigeante qui porterait le label d'une puissance étrangère serait immédiatement discréditée. Le penchant américain à vouloir, comme en Palestine, promouvoir un dirigeant issu d'une université texane est aussi irréaliste que le projet européen de rechercher une personnalité consensuelle de type centriste « ouverte à toutes les sensibilités » .Après tout ce qui s'est passé, il y aura pour longtemps des actes de forces et des procédures violentes. L'Irak ne saurait en aucune façon s'organiser comme une démocratie au sens où nous l'entendons. Mais l'important est d'avoir un Etat qui fonctionne. Tous les pays ont des problèmes d'ordre public, sans que cela remette en cause leur légitimité.
    On en revient au point central de l'utilité et de la nécessité d'avoir un Etat-Nation indépendant en Irak. Entre l'Iran et le proche-Orient, seul un état unifié chiite-sunnite peut servir d'écran pour garantir l' indépendance du Liban; et entre la Turquie et l'Arabie Saoudite, c'est aussi un état unifié qui peut assurer la survie des Kurdes : on ne voit pas quel recours pourrait avoir un Kurdistan indépendant confronté à une invasion par la Turquie. D'ailleurs sur le terrain existe dans les coeurs un véritable sentiment national irakien, qui s'est exprimé dans toutes les guerres récentes. C'est sans distinction d'origine et aux cris de «  vive l'Irak » que les Irakiens ont célébré en cette fin de juillet 2007 la victoire de leur pays dans la Coupe de football des Pays d'Asie.
    Dans le contexte actuel, un dirigeant comme Moktada, appuyé sur les Sadr, apparaît comme le seul susceptible de concrétiser un gouvernement d'union entre chiites et sunnites dans un Irak rendu à lui-même. Par ailleurs, les termes d'un partenariat institutionnel avec la région autonome du Kurdistan sont pratiquement arrêtés: l'appartenance de cette province à l'Irak lui garantit sa sécurité extérieure, en compensation de la cession d'une partie de ses ressources pétrolières.
    Conclusion: Le scénario est en place pour mettre en place un terme à un foyer mondial de troubles. Il reste à la France et à l'Europe à y jouer le rôle moteur que leur offre la conjoncture mondiale.

    »

    Résultats du second tour

    Soumis par D.Julia le lun, 18/06/2007 - 08:07.

    Je remercie du fond du cœur les électeurs qui m’ont permis d’obtenir avec près de 60% des voix une victoire incontestable et sans aucune ambiguïté. Je constate que j’ai obtenu mes meilleurs scores dans les quartiers les plus populaires.  Au-delà de ma personne, c’est la victoire d’un idéal politique porté par Nicolas Sarkozy ; le souffle du renouveau qu’il incarne est celui du retour de la morale en politique  et ce sont bien ces principes de moralité publique, de vérité, de clarté et d’honnêteté qui ont manifestement triomphé. Merci aux très nombreux militants de l’UMP qui se sont mobilisés sans compter et auxquels va toute ma reconnaissance.

    Je me mets immédiatement au travail pour réaliser les engagements de Nicolas Sarkozy à l’Assemblée Nationale.

    Je reste au service de tous les habitants de la circonscription et pour la réalisation des engagements que j’ai pris pendant cette campagne. Je m’y emploierai sans relâche avec Constance Le Grip dont les fonctions à l’Elysée auprès de Nicolas Sarkozy vont accroître encore ma force d’intervention.

                                              Didier JULIA


    UMP Didier JULIA 57,77 % 18442 voix
    DVD Frédéric VALLETOUX 42,23 % 13482 voix

    Résultats du premier tour

    Soumis par D.Julia le lun, 11/06/2007 - 21:30.

    Je remercie du fond du cœur les 16192 électeurs qui m’ont permis d’arriver très largement en tête dans les 5 cantons du Sud Seine et Marne, et même dans la Communauté de Communes Fontainebleau-Avon. Il nous faut maintenant rester mobilisés pour permettre à Fontainebleau, Avon, Nemours, aux 73 communes de la circonscription de participer au renouveau de la France voulu par Nicolas Sarkozy. Car nous défendons des idées et un projet pour la France et nous ne rencontrons en face de nous qu’une simple ambition personnelle.

    Avec les 5 conseillers généraux et les 64 maires sur 73 qui me soutiennent, j’appelle au rassemblement le plus large autour du projet présidentiel. Nous devons nous battre jusqu’au dernier moment pour permettre le triomphe de nos idées et pour le renouveau des comportements, c'est-à-dire le retour dans notre vie politique des valeurs que sont la clarté,la transparence,la vérité et la loyauté. A vous tous, merci d’y contribuer.

                                              Didier JULIA


    UMP Didier JULIA 35,04 % 16192 voix
    DVD Frédéric VALLETOUX 21,22 % 9805 voix
    PS Nelly RENAUD-TOUCHARD 18,23 % 8422 voix
    UDFD Charles NAPOLEON 8,76 % 4046 voix
    FN Marie D'HERBAIS 4,60 % 2126 voix
    VEC Liliane PAYS 3,66 % 1689 voix
    EXG Jérôme FERARD 2,51 % 1160 voix
    COM Francine DAUPIAS 1,94 % 898 voix
    MPF Jean-Pierre CHAMAYOU 0,99 % 457 voix
    DIV Marie-Lise GEFFROY 0,95 % 440 voix
    EXG Géraldine GOUELLE 0,87 % 404 voix
    CPNT Valérie BAUDRILLART 0,79 % 365 voix
    EXD Dominique SANGUINETTI 0,44 % 201 voix

    Didier JULIA,le seul et vrai candidat de la Majorité Présidentielle

    Soumis par D.Julia le ven, 08/06/2007 - 10:59.

    En adressant une dernière lettre de soutien à Didier JULIA, le Président de la République Nicolas SARKOZY, tient à dénoncer les mensonges et impostures et à rappeller que Didier JULIA est le seul vrai candidat de la Majorité Présidentielle.










    De François Fillon à Didier Julia:

    "Cher Didier,
    J'ai besoin de toi à mes côtés pour accompagner le mouvement de modernisation de notre pays, j'ai besoin de toi pour relancer le pouvoir d'achat, atteindre le plein emploi, renforcer la sécurité des français.
    Je connais ton engagement, ta force de conviction, ta fidélité, je te redis ma confiance. J'ai besoin de ta victoire.
    Je te redis mon soutien personnel pour ton succès le 10 et 17 juin."

    François Fillon

    »

    Didier Julia et Nicolas Sarkozy

    Soumis par D.Julia le lun, 16/04/2007 - 11:41.

    Didier Julia & Nicolas Sarkozy


    Elections Législatives 2007

    De Nicolas Sarkozy à Didier Julia:

    ❝l'UMP a décidé de vous accorder son investiture pour les élections législatives de 2007 parce que vous avez la capacité de rassembler les électeurs, parce que vous avez travaillé aux réformes que j'ai présentées aux français et que vous vous êtes engagé en elles.
    Vous êtes un élu modèle au service de vos concitoyens et un homme de confiance.
    Je forme des voeux chaleureux pour votre succès.❞

    Nicolas Sarkozy