Blog

Pour une France présente en Irak.

Soumis par D.Julia le mar, 13/05/2008 - 12:11.

C’est l’avenir de la politique française qui se joue aujourd’hui en Orient. Il n’y aura pas de paix au Liban, pas de reprise du dialogue avec la Syrie et l’Iran, pas de réduction du risque terroriste chez nous, tant qu’un terme n’aura pas été mis à la guerre en Irak. Le terme de guerre désigne l’action des forces étrangères, essentiellement américaines, contre des populations civiles. Car bombarder de nuit des quartiers populaires de Bagdad, sous le prétexte d’éliminer des terroristes cachés, revient à toucher nécessairement et prioritairement des populations civiles.

Notre silence, notre immobilisme actuels compromettent notre avenir. Car le développement démographique et économique de l’Irak est inéluctable et tôt ou tard les populations pourront bénéficier des retombées financières de leur propre pétrole, assurer leur propre développement culturel. Quand on voit à quel point les films et ouvrages qui retracent le calvaire de la résistance française nourrissent aujourd’hui notre culture, comment ne pas penser que dans le siècle qui vient les massacres des populations irakiennes, où l’on compte plus d’un million de veuves et donc plus d’un million de morts, nourriront la culture de l’Orient contre l’Occident.

S’il on pense seulement à l’image que la France portera dans l’avenir, il est capital que des gestes significatifs soient faits pour demander l’arrêt de la guerre, sans attendre l’élection d’un nouveau Président en Amérique ; pour aider les populations, pour accueillir en France au moins autant de cadres et ressortissants irakiens que les pays d’Europe du nord. Ne rien faire aujourd’hui, c’est insulter l’avenir, et empêcher qu’au-delà des épreuves la France et l’Orient puissent se retrouver dans climat d’apaisement et de réelle confiance ; c’est empêcher que demain la voix de la France puisse être entendue et peser d’un poids quelconque en Irak, au Liban, en Syrie ou en Iran .

»

D. JULIA à Bernard KOUCHNER, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes

Soumis par D.Julia le mer, 30/04/2008 - 09:00.


Pour une meilleure présence au Proche-Orient

L'Europe, et la France en particulier, sont en train de perdre tout pouvoir d'influence au Proche-Orient : les relations avec la Syrie sont suspendues, les nombreux voyages de ministres français au Liban n'ont pas obtenu de résultats visibles. C'est par la médiation de la Turquie qu'Israël et la Syrie commencent à se parler, attendant simplement l'élection du nouveau président américain pour faire acter un scénario de paix avec la restitution du Golan, la sécurisation de la frontière Nord d'Israël, l'échange d'ambassadeurs...
On ne voit pas que notre pays puisse peser dans la médiation internationale attendue pour sortir le Hezbollah de son dialogue unilatéral avec l'Iran ni pour parler avec le Hamas dont on oublie qu'il a remporté les élections de 2006 et représente au moins 50 % du peuple palestinien.

C'est que la France et l'Europe sont absentes moralement en Orient.
Les peuples y ont vécu et vivent encore trop de souffrances pour qu'une approche intellectuelle permette de toucher des réalités : c'est avec le coeur et une autre pratique de la diplomatie que notre pays pourra faire sentir sa présence auprès des peuples et des gens.

Il y a eu depuis le début de l'année 2008 plus d'un millier de morts parmi les palestiniens, dont une majorité de femmes et d'enfants. Il y a eu aussi une dizaine de morts israéliens dont un jeune étudiant dans une école de Jérusalem. Si l'on élargit le regard, on voit que les quartiers populaires de Bagdad sont bombardés la nuit par l'aviation américaine parfois à haute altitude, avec son cortège de destructions aveugles et de morts anonymes dans la population civile bouleversée. Mais en Occident personne ne s'émeut.

Les visites des personnalités européennes, françaises en particulier, au Liban sont d'ordre mondain et ne touchent qu'une élite commerciale libanaise pro-occidentale, dont les affaires prospèrent dans l'ombre et pour lesquelles le conflit politique et militaire, qui représente à l'étranger la façade publique du Liban, n'est qu'un arrière-fond secondaire de leur vie. Jamais les prix de l'immobilier ne sont montés aussi haut à Beyrouth, jamais les banques n'y ont reçu autant de liquidités. Il faut donc regarder autour et au delà, voir le Liban tel qu'il est, et cesser d'internationaliser des problèmes intérieurs, voire des intérêts privés.

J'ai déjà écrit que le fondamentalisme se nourrit de la misère . Si l'on ajoute que le terrorisme est l'arme des pauvres, des victimes, des marginalisés qui n'ont aucun autre moyen d'expression ni de pression, le propos en Occident pourra susciter l'indignation, voire relever des tribunaux . Ce dont je suis sûr , c'est qu'un univers de souffrances et d'injustices doit maintenant s'arrêter à Gaza, que la guerre menée par les américains doit aussi s'arrêter en Irak, que les misères faites aux populations civiles, sous couvert de lutte contre le terrorisme ,confinent maintenant à l'horreur et n'ont en outre aucune efficacité, ni militaire, ni politique. Puisse la France anticiper le résultat de l'élection américaine, accepter dès maintenant de parler à toutes les parties et appeler sans attendre au retrait des armées étrangères en Irak.

»

Nicolas SARKOZY dans la ligne du Général De GAULLE

Soumis par D.Julia le mar, 29/04/2008 - 08:00.
Nicolas SARKOZY dans la ligne du Général De GAULLE
Deux époques pour un même projet :
Assurer le redressement de la France

Dans ses Mémoires d'Espoir, le Général De GAULLE rappelait une constante de notre histoire politique; « ce qui est salutaire à la Nation ne va pas sans blâmes dans l'opinion ni sans pertes dans l'élection ». En 2007 comme en 1958, il y eût une mobilisation exceptionnelle du peuple français pour réaliser ce qui est salutaire : redresser les finances du pays et assurer son avenir, c'est à dire un avenir pour la jeunesse. Il s'agissait aussi de mettre un terme aux faux-semblants, aux mensonges et aux palinodies politiciennes dont les discours opportunistes et purement verbaux n'étaient destinés, depuis 20 ans, qu'à couvrir une absence totale d'action réelle.

Les changements d'époques ont entrainé des méthodes d'action différentes. De GAULLE est arrivé au pouvoir sous la pression du peuple mais au terme, selon sa propre expression, d'« un processus » parlementaire, Nicolas SARKOZY par l'élection au suffrage universel direct du peuple tout entier. Pour limiter dans le temps les blâmes et les pertes, le Général De GAULLE a agi par voie d'ordonnances; la nouvelle constitution était promulguée en quelques semaines. Nicolas SARKOZY réforme par la voie parlementaire, ce qui est plus lent mais témoigne d'une formidable confiance dans l'évolution et la maturité de notre République parlementaire et dans les mécanismes réguliers qui président à l'élaboration des lois.

Les responsables politiques de tous les partis sont tirés vers le haut et appelés, c'est le sens de l'ouverture, à dépasser leurs querelles partisanes ou même intestines pour participer à la modernisation nécessaire du pays. Il ne s'agit pas seulement d'être moderne ou ancien mais d'éviter la disparition du pays, c'est à dire sa dissolution dans la mondialisation, où toutes nos activités en France seraient régies par des mécanismes européens ou internationaux, laissant aux politiciens pour seule occupation celle de pérorer et de commenter une actualité nationale sur laquelle ils auraient renoncé à avoir la moindre prise.

Mettre un terme au déficit du budget de la Nation, réformer l'État en supprimant tout ce qui ne sert à rien et coûte cher, c'est tout simplement reprendre en main notre destin national. Quant à la Réforme des institutions, elle consiste à demander aux élus nationaux de participer à l'action. Elle doit modifier le sens de leur engagement politique qui ne va plus consister à adapter simplement les discours à la situation pour s'approprier ce qui est favorable et trouver des raisons extérieures pour ce qui ne va pas. Chacun, dans l'opposition comme dans la majorité, pourra participer directement à l'action gouvernementale au lieu d'en être spectateur; et avec la généralisation de l'informatique, exercer un vrai contrôle sur les technostructures dans l'évaluation de la situation.

Il y a toujours matière à blâmer tant que les travaux ne sont pas terminés et que le chantier occupe tout l'espace. Il est aussi prévisible qu'une fois les réformes réalisées, chacun déclarera qu'il fallait les faire à l'évidence et ceux qui y étaient les plus opposés déclareront qu'il n'y a plus lieu d'en parler. Mais la France aura alors tellement changé que l'histoire et la politique les auront oubliés.

Mais les moments sont rares dans l'histoire politique d'un pays où les élus sont tous appelés, au delà des partis, à une entreprise de sauvetage du pays, où un Président s'attaque de front aux vrais maux qui nous asphyxient et nous paralysent. Il nous faut donc nous rassembler autour du projet pour la France porté par Nicolas SARKOZY, redonner vie à ce que G. CLÉMENCEAU appelait encore l'esprit de la Convention nationale, qui fut aussi l'esprit du Gaullisme en1958, comme il permit au pays de rebondir le 30 mai 1968. Il donne aux parlementaires l'occasion de vivre une époque exaltante, comme il permettra demain aux jeunes générations de réussir en France et à la France de réussir dans le monde.

»

les conditions de la paix- l'Irak

Soumis par D.Julia le sam, 08/09/2007 - 15:02.

Je pensais sincèrement que le voyage de Bernard Kouchner en Irak aurait permis à la France de faire passer un message de sympathie au peuple irakien dont les souffrances servent d'ailleurs de couveuse et de pépinière à ce que l'on appelle en Occident le terrorisme international. Il faut dire que tant que l'occupation américaine perdurera, avec des bombardements nocturnes de Baghdad comme ce mardi 4 septembre dernier, qui déciment sans discernement des familles entières, il sera vain de croire à la paix et à la fin du terrorisme chez nous. Il n'a jamais existé de gouvernement d'union nationale, de gouvernement légitime dans un pays sous occupation étrangère. Et aucune des exactions de Saddam Hussein ne justifient la dislocation de la société irakienne, avec plus de 4 millions de personnes déplacées ou expatriées, plus de 200.000 veuves et des villes entières rasées pour raisons de sécurité.
Il est vrai que le seul levier que possède la France pour agir sur la puissance américaine est celui de l'amitié, levier d'autant plus puissant qu'elle est certainement sincère de la part de notre président Nicolas Sarkozy. Ceux qui déclarent ne pas approuver cette approche ont ils vraiment la volonté et le pouvoir d'évacuer les américains par la force?
Le seul moyen d'intéresser le peuple irakien et de le rassembler est de le mobiliser autour des projets de reconstruction du pays; à condition que cette reconstruction soit décentralisée au niveau de chacune des régions et conduite sous audit international pour éviter la corruption et susciter la mobilisation de la population.
Et si l'on veut aussi faire un travail de fond en faveur de la sécurité chez nous, il faut bien prendre conscience que les épreuves du peuple irakien suscitent un mouvement de sympathie dans beaucoup de pays, en particulier dans le monde musulman dont l'islamisme se développe à la mesure de son sentiment de frustration.Ce ne sont pas seulement les opposants au régime saoudien qui viennent s'y entraîner mais des jeunes du monde entier, des Afghans, des Pakistanais, des Algériens, des Marocains, des Libanais, des Indonésiens viennent y acquérir une formation militaire ou simplement la technique des explosifs; l'Iran prête son concours à la communauté chiite. Les opposants du monde entier vont venir en Irak chercher une formation efficace mais qui n'est pas de nature à faire progresser la démocratie .
Il est important que ce soit l'Europe, plus que l'ONU, et pour des raisons politiques les sociétés européennes qui participent directement à la reconstruction du pays; avec les pays arabes qui disposent de moyens financiers. Ce serait la singularité de l'Europe de pouvoir affirmer, et la France est probablement le pays le mieux placé pour conduire le mouvement, une vraie solidarité de fait avec le peuple irakien et revaloriser le visage de l'Occident. Accessoirement, la France et l'Europe joueraient aussi un rôle efficace pour aider les Etats-Unis à s'en sortir par le haut.

»

Guerre Civile Liban

Soumis par D.Julia le ven, 01/12/2006 - 17:26.

le 31/11/06.Nous sommes au Liban au bord de la guerre civile parce que le gouvernement de Fouad Siniora ne veut pas donner une minorité de blocage à la majorité d'aujourd'hui.Ce qui me gêne le plus, indépendammant des grands malheurs qui fappent son peuple,c'est que la France est une des parties de ce drame et une partie qui ne va pas dans le sens de l'apaisement. Elle est assurément présente d'une manière exemplaire par l'armée de la paix qui, sous les couleurs de la FINUL,sécurise le sud du pays;mais elle est aussi présente dans la politique intérieure.D'abord en cautionnant immédiatement l'origine syrienne de l'assassinat de Rafik Hariri alors que le rapport du juge Mehlis,en attendant le rapport Brammertz, au nom des Nations Unies a démontré que les témoins à charge contre la Syrie étaient de faux témoins,faux pour avoir usurpé des fonctions officielles en Syrie et faux pour avoir reçu de l'argent pour leur témoignage. De même l'imputation immédiate à la Syrie de l'assassinat de Pierre Gemayel,clamé comme une évidence avant tout commencement de preuve, a exacerbé les passions contre le Hezbollahet le Amal présentés comme les suppôts de la Syrie, voire de l'Iran, en tout cas d'un étranger diabolique et anti-occidental qui veut la perte du Liban. C'est tout juste si le Général Aoun,qui cherche à promouvoir un mouvement interconfessionnel, n'est pas désigné comme un traître. Or aujourd'hui le Hezbollah d'Hassan Nasrallah qui est, il est vrai, à majorité non francophone mais réellement et profondément libanais, associé au Amal du président du Parlement Nabih Berri et au mouvement chrétien du Général Aoun représente non seulement la principale force dans la rue mais probablement aussi dans les urnes. Le respect même de pierre Gemayel impose de cesser d'exploiter son assassinat à des fins partisanes et de procéder à une enquête sérieuse,sous contrôle international s'il le faut. A l'occident de ne plus prendre parti prématurément pour un camp ou pour une hypothèse quant au commanditaire du crime. Le seul parti à soutenir est celui d'un Liban interconfessionnel, celui de l'unité du pays. C'est d'abord l'affaire des libanais eux-mêmes. En participant à la recherche de la vérité, la Communauté internationale fera oeuvre beaucoup plus utile pour apaiser las passions qu'en s'associant émotionellement aux drames qui bouleversent légitimement les différentes factions au Liban. Le temps presse et il devient urgent de prendre une intiative en ce sens.

»

Palestine-Proche-Orient

Soumis par D.Julia le dim, 12/11/2006 - 15:20.

Le bombardement du village de Beit Hanoun,qui a tué tant de femmes et d'enfants sans aucun résultat militaire,s'ajoute au blocage de l'alimentation des populations civiles pour créer une tragédie humanitaire qui devient insupportable politiquement pour la communauté internationale, en particulier pour l'Europe.Israël n'apas l'air de se rendre compte que le spectacle de cette population affamée,parquée et tuée(plus de 100 morts chaque mois) évoque des comparaisons avec le ghetto de Varsovie sans que l'on puisse parler d'excès verbal. La paix et la sécurité pour tous doit être le premier impératif et le premier objectif politique que la France doit proposer à l'Europe.Il implique la mise en place d'une force d'interposition semblable à la Finul 2 garantissant la sécurité d'Israël mais interdisant aussi tout survol et tout bombardement des territoires palestiniens. Une assistance technique internationale doit être mise en place dans ces territoires pour contrôler l'utilisation des fonds qui proviennent de l'étranger afin de s'assurer de leur engagement dans des programmes sociaux. L'inaction aujourd'hui et la repentance demain ne sont plus des attitudes politiques supportables. L'Europe peut trouver une âme en s'engageant résolument dans ce combat pour la paix.Ce faisant ,elle aura aussi travaillé accessoirement pour sa sécurité.

»

Elections Législatives 2007

Soumis par D.Julia le dim, 12/11/2006 - 15:08.

C'est le samedi 14 octobre à la salle des fêtes de Meaux qu' a eu lieu la consultation des militants de l'U M P pour qu'ils puissent donner leur avis sur la liste des candidats députés proposée par le bureau national de l'U M P, à savoir :
1ère circonscription : Jean-Claude Mignon
2ème circonscription : Didier Julia
3ème circonscription) : Yves Jégo
4ème circonscription :Christian Jacob
5ème circonscriptio : Guy Drut
6ème circonscription : Jean-François Copé
7ème circonscription: Albarello
8ème circonscription : Chantal Brunel

»

L'Iran et le Hezbollah

Soumis par D.Julia le sam, 02/09/2006 - 22:00.

Il est étonnant de constater à quel point les évènements du Proche-Orient intéressent peu la population de Téhéran. Au regard de cette apathie, les discours vengeurs ou provocateurs du Président Ahmadinéjad évoquant la disparition de l'état d'Israël ne répondent à aucune exigence de politique intérieure iranienne. Ils sont certes mis en exergue par les média occidentaux. Mais il est intéressant de noter les critiques à peine voilées de membres éminents du Hezbollah qui reprochent à Téhéran de couvrir par des paroles enflammées l'extrême faiblesse de son concours militaire. Il est vrai que les discours du Président iranien cadrent mal avec l'histoire d'un pays qui en 600 ans d'histoire n'a jamais attaqué un pays voisin. Pour l'Iran ce conflit apparaît comme une occasion politique de discréditer Israël dont les agents ont contribué jadis à accréditer auprès des dirigeants américains le spectre des armes de destruction massive de l'Irak et qui tentent de recommencer la même opération avec l'Iran. Selon l'ambassadeur de France en Iran, personne ne pourra prouver que l'Iran s'engage dans la production d' un nucléaire militaire car ce pays n'en a jamais pris expressément la décision et n'en aura pas les moyens d'ici longtemps. L'Irak est là pour le rappeller, ce n'est pas la guerre qui peut conduire à la paix; c'est l'élévation du niveau de vie, le progrès de l'éducation et surtout le respect de la dignité des peuples et des nations. La France a donc raison de vouloir faire rentrer l'Iran dans le concert de la diplomatie européenne et mondiale. C'est la plus sérieuse initiative de paix qui ait été prise. Malheureusement elle n'a pas été suivie d'effets. Mais nous touchons là à la nécessaire réforme des méthodes et des moyens de notre diplomatie qui devra sortir du type de relations formelles qu'elle pratique actuellement pour s'ouvrir à un nouveau type de relations avec les autres peuples du monde. Nous en avons déjà parlé le 25/03/2006 (voir: Rappel de l'Affaire Irakienne ) et nous y reviendrons.

»

Guerre Israel -Liban

Soumis par D.Julia le jeu, 31/08/2006 - 23:00.

Cette guerre de trente trois jours a été catastrophique pour les deux parties : le Liban pleure 1100 civils tués, dont un tiers d'enfants de moins de treize ans, plus de 4000 blessés graves, des milliers de logements détruits, des hôpitaux, des écoles, des entreprises, des centrales électriques, des ponts... Israël pleure aussi ses morts, pour la plupart militaires, et l'image d'Israël se trouve profondément dégradée dans le monde entier pour avoir autant massacré et autant détruit sans aucune raison stratégique et sans aucun résultat probant. Il convient dès lors de réfléchir aux raisons de la guerre. Israël vit dans l'idée que les pays arabes qui l'entourent veulent réellement sa destruction, apportant la preuve des attentats terroristes. La capacité d'un homme de se transformer en bombe humaine n'est-elle pas la preuve d'une haine profonde et viscérale ? Du coté des voisins arabes, il est évident que le martyr subi par les palestiniens, les enlèvements et les exécutions de civils et de personnalités politiques, de Ministres, de députés, en territoire palestinien comme en territoire libanais, et cela depuis des mois, expliquent les actes déséspérés. Le Général de Gaulle déclarait en juin 1967 au lendemain de la guerre :"Israël organise, sur les territoires qu'il a pris, l'occupation qui ne peut aller sans oppressions, répressions et expulsions ; et s'y manifeste contre lui une résistance qu'à son tour il qualifiera de terroriste". L'occupation et le terrorisme sont les deux composantes indissociables d'une même situation. Tous les peuples du monde qui ont souffert d'une occupation, cest- à- dire la plupart, comprendront la situation. Il est aujourd'hui évident qu'il n'y a pas d'autre solution que politique. L'assèchement du territoire de Gaza avec la privation de tout argent, de services, de nourritures, sans parler des enlèvements et des exécutions, en attendant la révolte générale qui permettra la liquidation du ghetto rappellent des souvenirs dont il faut proscrire à jamais la répétition dans la réalité. L'Europe a un rôle déterminant à jouer pour sortir d'une situation qu'elle a elle-même, par manque d'attention, contribué à créer. Quant au Liban, c'est seulement la présence de forces suffisamment puissantes et dissuasives qui pourra dans l'immédiat le préserver d'agressions venant du nord ou du sud de sa frontière avec Israël. Et à terme, il n'est pas douteux que le respect de la légalité internationale par l'Etat d'Israël, la restitution des fermes de Cheba comme celle du Golan à la Syrie seront les armes les plus efficaces pour réduire le Hezbollah à une simple force politique au sein du Gouvernement libanais. Il faut que tombent les préjugés, les procès d'intention, les jugements d'autant plus sommaires que leurs auteurs n'ont jamais mis les pieds en Orient.

»

Palestine-Gaza

Soumis par D.Julia le ven, 07/07/2006 - 15:32.

L'entrée de l' armée blindée israelienne en Palestine, l'enlèvement de ministres du Hamas appartenant à un gouvernement qui tire pourtant sa légalité du suffrage universel, des tirs au canon sur les locaux officiels, le massacre de nombreux civils qui ont le seul tort d'appartenir au pays le plus pauvre d'Orient fait ressortir avec un relief particulier l'inaptitude de la communauté internationale à faire respecter le droit. C'est aujourd'hui très triste pour les populations occupées, malmenées, décimées par un Etat qui est une puissance atomique, qui le fait savoir et qui en abuse. C'est triste pour la France qui prétend agir en coulisse pour n'avoir rien à dire en public, c'est inqiuétant pour Israel qui fait revivre à ses voisins toutes les misères que son peuple a connues dans le passé et s'expose à un avenir incertain. La France devrait aider à restaurer un équilibre des forces en Orient et pratiquer de nouvelles méthodes dans sa politique étrangère pour aider concrètement à la paix et retrouver respect et crédit dans la communauté internationale. Nous avons déja évoqué ces nouvelles méthodes : des diplomates plus proches du terrain, plus de liberté et par là même de responsabilité dans les actions qu'ils mènent, davantage d'attention et d'éfficacité à l'égard des peuples qui souffrent, sortir le Quai d'Orsay de ses fonctionnements bureaucratiques pour en faire une grande aventure humaine au service d'objectifs clairs et publics que tous les français pourraient comprendre. Nous reviendrons prochainement avec plus de détails sur cette modernisation nécessaire du visage extérieur de notre pays.

»

Palestine

Soumis par D.Julia le sam, 27/05/2006 - 23:00.

Les élections en Palestine, réclamées et encouragées par les pays occidentaux, n'ayant pas donné les résultats qu'ils escomptaient, ces mêmes pays ont décidé d'organiser la banqueroute du pays le plus pauvre d'Orient, de supprimer les concours financiers de l'Europe et de laisser l'Etat d'Israël confisquer d'une façon unilatérale leurs droits de douane. Il s'agit d'une action politiquement contre-productive, puisque le terrorisme naît de la pauvreté et de l'humiliation, et pour la France moralement insoutenable. Comment et dans quelles conditions notre pays a-t-il pu cautionner cette décision ? L'idée émise par le Président Jacques Chirac lors de son voyage en Egypte en ce mois de mai 2006 de verser les concours financiers à une ONG qui serait chargée de payer les salaires des fonctionnaires et donc de gérer l'Etat palestinien est une improvisation verbale sans aucune conséquence dans la réalité. En outre le fait d'encourager l'usage des armes à l'opposition (le fatah) battue aux élections au suffrage universel retire toute crédibilité aux discours des " démocraties" occidentales sur la bonne pratique de la démocratie. Il est tellement évident pour tous les pays qui veulent assurer l' avenir de l'Etat d'Israël, que celui-ci ne pourra s' intégrer définitivement en Orient que s'il ne rend pas impossible un Etat palestinien viable, dans des frontières qui lui permettent d'assurer sa subsistance économique (notamment par l'accès à l'eau) et son unité sociale. On se demande pourquoi la voix de la France est totalement inaudible et son action imperceptible quand il s'agit de défendre la justice et les valeurs humaines dans le monde, alors que notre culture et notre tradition nous font un devoir d'intervenir et que c'est là le domaine ou le monde nous attend.

»

Iran

Soumis par D.Julia le ven, 12/05/2006 - 23:00.

Sur l'Iran, la France devrait avoir une politique de vérité au lieu de se laisser porter par ce que l'on appelle la Communauté internationale. Le fait que l'Iran se dote d'une industrie moderne maîtrisant l'énergie nucléaire, avec ses conséquences militaires, est à l'évidence une assurance de paix plutôt qu' un risque de guerre pour les nations. A ses frontières sud, l'Inde et le Pakistan se sont dotées de l'arme nucléaire en marge du traité de non dissémination et la situation conflictuelle entre eux a été gelée. Pour la France comme pour l'Iran, le principe de la force atomique est précément de geler le risque de guerre. Le premier problème de l'Iran, c'est la pauvreté et seule une industrie nucléaire permettra le développement et la mise en valeur des régions désertiques du centre et de l'est iranien. C'est bien la lutte contre la pauvreté, doublée d'un développement de l'éducation, qui permettra à l'Iran de construire une vraie démocratie et c'est là que la France, à défaut de la Communauté Internationale, devrait apporter son concours à l'Iran.

»

Clearstream

Soumis par D.Julia le jeu, 04/05/2006 - 23:00.

L'affaire Clearstream, aprés l'affaire des otages ou j'ai été mis en cause, confirme la nécessité, l'urgence même de procéder à une nouvelle organisation des services de renseignements. D'abord la responsabilité d'un ministre de tutelle doit être clairement définie. En aucun cas ils ne doivent plus être utilisés pour manipuler l'information à la demande de tel ou tel ministre pour servir ses projets ou ses ambitions personnelles. J'en appelle au Président de la République pour faire mettre en oeuvre d'urgence la Délégation parlementaire sur les services de renseignements que les parlementaires appellent de leurs voeux depuis des mois et telle qu'il en existe dans tous les pays démocratiques.

»

Bouteflika et le génocide de la culture algérienne

Soumis par D.Julia le sam, 22/04/2006 - 23:00.

Si le Président algérien permettait à tous les artistes et écrivains algériens de créer et de s'exprimer librement dans leur propre pays, il verrait que l'Algérie n'est pas morte culturellement. Cette culture s'exprime d'ailleurs dans nos propres villes en France par des ateliers de poteries, de peinture et par le chant dont la télévision nous révèle de vrais talents, qui font école. Le peuple algérien est un grand peuple et l'âme algérienne possède des ressources culturelles profondes et variées. Que le Président Bouteflika permette à cette âme algérienne de mieux vivre sur son propre sol et il verra que son pays n'est pas culturellement mort, loin de là. Une petite autocritique de sa part pourrait être source pour lui de grandes révélations.

»